Accueil Réponses aux tauromaniaques
Index de l'article
Réponses aux tauromaniaques
Les taureaux ne souffrent pas
L'arène vaut mieux que l'abattoir
La corrida, duel loyal
L'héroïsme des toreros
L'argument de la tradition
Fascination des artistes
Un art majeur
La quintessence de la culture méridionale
La race des toros de combat
Défoulement des pulsions
Pas de Féria sans corrida
Anti-corridas intolérants
Toutes les pages

PAS DE FERIA SANS CORRIDA

La France entière ne compte que quelques milliers de tauromaniaques.

Pour garnir les gradins d'une arène, il faut donc drainer les amateurs de tout l'hexagone. Or ces gens, moins passionnés qu'ils le prétendent, acceptent rarement de faire des centaines de kilomètres uniquement pour une course de taureaux. Les villes taurines organisent donc autour de leurs spectacles taurins une feria, c'est -à- dire une vaste fête étalée sur plusieurs jours.

Ces festivités parviennent à attirer beaucoup de touristes en leur offrant de nombreuses attractions (spectacles équestres, concerts de rue, expositions, etc …) gratuites pour les visiteurs parce que payées par les contribuables.

Pour certains commerces (hôteliers, restaurateurs, cafetiers…) cet afflux de clients est une aubaine.

Le milieu taurin prétend que l'abolition des corridas ferait disparaître les ferias ce qui porterait un coup à l'économie locale. La réalité est exactement inverse.

Selon les chiffres officiels publiés par les mairies, les grandes ferias (Arles, Nîmes, Béziers, etc.) rassembleraient chaque jour 200.000 à 250.000 personnes. Mais moins de 10.000 d'entre elles (donc 3 à 5% seulement) assistent aux corridas.

Dans leur quasi totalité, les gens participent aux ferias non pour consommer de la tauromachie mais pour danser, se divertir, " s'éclater " dans la joie débridée, dans la chaleur contagieuse d'une ville en fête.

Sans feria, les arènes resteraient vides et les corridas disparaîtraient. En revanche, les ferias n'ont pas besoin de corrida pour prospérer. Pour ces 95 à 97% de personnes qui vont aux ferias sans aller aux arènes, les ferias sans tauromachie sont déjà une réalité. Leur réalité.

De grandes fêtes sans effusion de sang seraient même plus attractives parce qu'elles n'écœureraient personne. Elles contribueraient beaucoup mieux au rayonnement des villes méridionales.

Les Biterrois ne sont pas les derniers à être écœurés : ils sont des milliers à fuir leur propre ville pendant la feria de Béziers.