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LA CORRIDA CONTRE LA LIBERTÉ DE LA PRESSE

La presque totalité des médias exalte les corridas présentées comme des spectacles superbes, héroïques, artistiques et hautement culturels auxquels les Méridionaux seraient très attachés.
" Charlie-Hebdo ", " Science et Nature ", que nous remercions ici, sont à peu près les seuls organes de presse qui critiquent la tauromachie.
Le déluge de propagande tauromachique écœure la plupart des Français.
Pourquoi les médias, dont l'intérêt évident est de plaire au public, choisissent-ils de le prendre à rebrousse-poil en se plaçant dans le camp de la toromafia ?
Il faut de puissantes pressions pour qu'une entreprise accepte de mécontenter sa clientèle. Sur cette question fondamentale, nos recherches ne sont pas terminées mais nous pouvons déjà fournir des éléments de réponse.

Certaines mairies (Arles, Nîmes, Béziers, Bayonne, etc.) organisent des ferias (grandes fêtes tauromachiques) pour attirer les touristes.
Il est logique que ces mairies paient de la publicité pour leurs ferias. Ainsi la mairie de Béziers signe chaque année un contrat publicitaire avec divers médias, notamment le " Midi Libre ". Ce quotidien a ainsi reçu de la mairie 478.000F en 1998 et 799.585F en 1999.
Normal ?
Non, pour plusieurs raisons :

A/ Cette manne publicitaire n'est pas versée à tous les médias mais seulement à ceux qui ont de bonnes relations avec la mairie (coalition UMP et droites diverses).
Ainsi, le quotidien d'opposition " La Marseillaise " ne reçoit pas cet argent.

B/ L'hebdomadaire biterrois " Olé ! " s'étant permis un jour de critiquer une décision municipale s'est vu sanctionné aussitôt par rupture du contrat publicitaire passé avec la mairie. La direction de " Olé ! ", dans un communiqué, a dénoncé elle-même cette atteinte à la liberté de la presse.

C/ Le 19 Juin 1998, les médias biterrois reçoivent un communiqué du COLBAC annonçant une manifestation anticorrida. Le responsable d'une radio locale nous fait savoir qu'il ne pourra pas diffuser ce communiqué.
" Pourquoi ? " demandons-nous .
" Nous avons un contrat avec la mairie et cet argent municipal est indispensable à la survie de la radio. " répond-il.

D/ Les médias qui veulent l'argent municipal ont donc intérêt non seulement à exalter la tauromachie toute l'année et à censurer le COLBAC mais aussi à soutenir la politique du maire dans son ensemble.

En conclusion, les impôts des Biterrois, majoritairement indifférents ou hostiles aux corridas, financent la publicité tauromachique.
L'argent de tous les contribuables sert à asservir la presse où on ne trouve plus de l'information mais seulement de la propagande.

Combattre la corrida c'est donc combattre pour la liberté d'expression.