Accueil Les victoires remportées
Index de l'article
Les victoires remportées
Victoires à Béziers
Victoires obtenues en France
Interdiction par le Pape
Courses chevaleresques
Interdictions en Espagne
Le caparaçon
Autres reculs
Toutes les pages

Victoires obtenues en France

1850 : Vote de la loi Grammont, première loi française de protection animale.

Son article unique disait :
" Seront punis d'une amende et pourront l'être d'un à cinq jours de prison ceux qui auront exercé publiquement et abusivement de mauvais traitements envers des animaux domestiques. "
Vers la fin du 19ème siècle, la corrida, récemment importée d'Espagne, commençait à se répandre en France. Ses promoteurs, accusés de violer la loi Grammont, répondaient que les taureaux de corrida étaient des " fauves ", des " bêtes sauvages " et non du bétail domestique.
Mais les tribunaux ne furent pas de cet avis et, jusqu'en 1951, dans toute la France, la corrida fut réprimée : amendes aux organisateurs, expulsion des matadors hors de France, révocation du maire de Dax, etc.
De nos jours encore, sauf tradition locale ininterrompue, la Corrida en France est illégale.
Au cours du 20ème siècle, de nouveaux textes législatifs et/ou réglementaires sont venus renforcer la protection animale.
Ainsi la loi du 10/07/76 relative à la protection de la nature reconnaît que " tout animal est un être sensible " et a renforcé la loi Grammont en ces termes : " Quiconque aura, sans nécessité, publiquement ou non, exercé des sévices graves ou commis un acte de cruauté envers un animal domestique ou apprivoisé ou tenu en captivité, sera puni d'une amende de 5OO f à 15.000 f et d'un emprisonnement de 15 jours à 6 mois, ou de l'une de ces 2 peines seulement. En cas de récidive, les peines seront portées au double. "
Le décret du O1/10/80 dispose que " L'usage d'un aiguillon, c-à-d de tout objet terminé à l'une de ses extrémités par une fine pointe métallique ou une lame acérée, pour exciter ou faire se déplacer les animaux, est interdit… "

Le décret du 26/03/87 dans son article 4 dispose que " la participation d'animaux à des jeux et attractions pouvant donner lieu à mauvais traitements dans les foires, fêtes foraines et autres lieux ouverts au public est interdite. "

Bref l'arsenal des lois et règlements protégeant les animaux en France s'est substantiellement renforcé, ce qui rend de plus en plus intenable la position des défenseurs de la corrida. Pourra-t-on encore longtemps tolérer une barbarie de plus en plus contraire à l'esprit et à la lettre du Droit ?
Dans la 1ère partie du 20ème siècle, de nombreuses corridas eurent lieu un peu partout en France, notamment au nord de la Loire et même à Paris.
Vigoureusement refoulée, la " fiesta brava " a dû se replier dans l'extrême sud du pays où elle ne subsiste plus que dans une soixantaine de communes.
Notons que la plupart de ces communes n'organisent qu'une ou deux courses de taureaux par an, ce qui prouve que la population locale n'en est pas friande.
Remarquons aussi que les grandes villes méridionales, les unes après les autres, ont toutes banni la corrida de leur territoire. Bordeaux, Toulouse, Marseille ont même démoli leurs arènes comme pour mieux faire table rase d'un passé honteux.

Et on nous serine que le milieu taurin est trop puissant pour être vaincu ? Allons donc…