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Victoires à Béziers

Anti corrida Béziers, logotype victoires remportées

Depuis 1993, date de naissance du COLBAC, le milieu taurin biterrois a subi des revers substantiels.

a) Libertés publiques

En 1993, sous la pression du milieu taurin, la mairie refusait aux anticorridas toute salle municipale pour leurs réunions.
La mairie a même demandé en avril 1993 au préfet et au ministre de l'Intérieur d'interdire les journées européennes anticorrida, un congrès parfaitement légal et pacifique, qui eut lieu à Béziers, dans des locaux privés.

Aujourd'hui le COLBAC tient régulièrement des réunions tantôt privées, tantôt publiques, dans des édifices municipaux et la mairie a même accepté que le siège social du COLBAC soit fixé à la Maison de la vie associative, édifice municipal.

Quand le COLBAC est né, on nous assurait que nous serions massacrés. On nous menaçait d'incendier et de faire sauter nos locaux.
Aujourd'hui le COLBAC organise plusieurs fois par an des manifestations sur la voie publique, y compris parfois devant les arènes à l'occasion des corridas. Nous avons même manifesté DANS les arènes PENDANT une corrida. Et nul n'a osé nous agresser.

b) Représentativité du COLBAC

Quand le COLBAC est né, ses ennemis prétendaient que nous ne représentions rien. Aujourd'hui le COLBAC a réuni plus de 23.000 signatures (dans une ville de 70.000 habitants) contre les corridas.
C’est la pétition la plus massive qui ait jamais été signée à Béziers sur quelque sujet que ce soit.

Plus personne n'ose prétendre que nous ne représentons rien.

c) Racolage en milieu scolaire

En 1993, sous prétexte d'initier les jeunes à la culture espagnole et aux traditions locales, toreros et clubs taurins pénétraient couramment dans les établissements scolaires (écoles, collèges, lycées) de Béziers pour y vanter la tauromachie et recruter des adeptes.
Cette propagande commerciale, cet endoctrinement des jeunes, cette exaltation de la violence étaient parfaitement contraires à la déontologie de l'Éducation nationale mais le milieu taurin bénéficie d'un vaste réseau de complicités et de hautes protections. Ce racolage était donc toléré et même parfois financé par les pouvoirs publics en tant que P.A.E. (projet d'action éducative).
La presse locale relatait ces intrusions de manière élogieuse comme s'il s'agissait d'actions louables.

Tout cela a cessé à la suite d'une vigoureuse campagne du COLBAC : pétition signée par un millier de parents d'élèves, audience à l'Inspection académique, rencontre avec un proviseur, innombrables protestations écrites et téléphoniques adressées aux établissements scolaires.

d) Le calendrier taurin

Le calendrier taurin biterrois comprenait naguère, en plus de la feria, des corridas en septembre et en juillet. Faute de public (C'est la raison officielle) les courses de septembre ont disparu depuis 1995 et, depuis 1998, il a fallu renoncer même aux spectacles de juillet, un mois pourtant touristique, qui permettait d'additionner sur les gradins des arènes vacanciers et amateurs régionaux.
En juin 2000, faute de public, la tentative d'organiser une corrida a échoué. Les organisateurs ont dû se contenter de novilladas, spectacles médiocres et bon marché dont on peut couvrir les frais avec très peu de spectateurs.
En 2001 et 2002, les novilladas de juin n'ont pas eu lieu. Elles sont désormais supprimées. C'est l'aveu que les amateurs locaux sont trop peu nombreux pour amortir les frais même d'une modeste course de novillos.
Désormais, à Béziers, les corridas ne subsistent que pendant la feria.

Manifestement, l'aficion à Béziers est devenue si squelettique que l'objectif du COLBAC d'en finir totalement avec la tauromachie est désormais à sa portée.

e) Stockport : Prise de position très ferme

En 1999, à la demande du COLBAC, le Conseil Municipal de Stockport, ville anglaise jumelée avec Béziers, faisait savoir officiellement aux édiles biterrois qu'il condamnait les corridas et demandait que soit retiré à ces spectacles tout soutien financier.
Le souci de préserver un jumelage utile aux deux villes n'a pas empêché les élus de Stockport d'exprimer leur réprobation.
L'unanimité de leur vote montre que ces femmes et ces hommes étaient conscients de traduire la volonté de la population de leur ville.

La Mairie de Béziers, qui reçut début novembre 1999 notification officielle du vote intervenu à Stockport, se garda bien d'en faire publiquement état et s'abstint même de répondre à son homologue britannique .
La presse languedocienne, généralement si bavarde sur tout ce qui touche à la tauromachie, allait-elle publier la nouvelle?
Bien que dûment et complètement informée par le COLBAC, elle a refusé elle aussi, à part quelques lignes parues dans l'Hérault du jour.

La démarche du COLBAC auprès de la Municipalité de Stockport a bénéficié de l'aide inestimable de la WSPA et reçu le soutien de très nombreux amis britanniques.
Nous les remercions tous chaleureusement.

Par les nombreux exemples qui précèdent, on voit que la toromafia n'est nullement invincible et avec votre aide nous lui infligerons de nouveaux reculs.