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Anti corrida à Béziers, les dossiers du COLBACDOSSIER FERIA

Bilan de la féria 2009

Accident mortel au retour de la féria 2009 de BéziersAccident mortel au retour de la féria 2009 de Béziers

Photos Midi-Libre [14 oût 2009]...quand déboule à vive allure une Citroën Xsara conduite par un jeune de Montblanc . Agé d’une vingtaine d’années, il revient de la Féria de Béziers et rentre chez lui. Une famille , les parents et deux des trois enfants, sera entièrement anéantie à cause d'un chauffard, ivre au volant. Aucun élu responsable de Béziers ne fera de commentaire pour ne pas perturber la Féria qui en est à son deuxième jour de tueries et de défoulements obscènes, autorisés et encouragés par les pouvoirs locaux.

1- L’abus d’alcool est la première cause des accidents de la circulation et la feria est le moment de l’année où l’abus de boisson bat tous les records. Pourtant les bilans officiels de feria n’évoquent jamais les accidents provoqués par les automobilistes qui quittent la fête à l’aube, ivres de bruit, de fatigue et d’alcool. A Nîmes et Arles les bilans de feria comptabilisent les contrôles d’alcoolémie effectués dans et autour de la ville par les barrages de police et de gendarmerie. De tels barrages, de tels contrôles existent à Béziers. Mais les dérives autorisées sont elles vraiment contrôlables ?


2- Depuis longtemps plus aucune corrida formelle n’est organisée en France sans feria autour d’elle. En effet seule une feria, en remplissant une ville de touristes, est capable de remplir aussi les gradins des arènes. Hors feria, quand on ne peut compter que sur les amateurs locaux, les spectacles organisés par les clubs taurins biterrois, incapables d’attirer plus de quatre cents spectateurs, se déroulent devant des gradins déserts. Tel est l’état réel de l’aficion locale. On nous ment quand on prétend que les Biterrois seraient friands de tauromachie.


3- Pour remplir une arène, il ne suffit pas d’organiser autour d’elle une fête de bonne tenue comme les Caritats ou la festa d’oc. Il faut que l’alcool coule à flot, libérant agressivité et pulsion sadique, altérant les frontières entre bon et mauvais goût, entre le bien et le mal et créant dans la ville une ambiance générale de transgression collective. Seule une feria orgiaque est capable de mener aux boucheries des arènes les foules qui, dans des conditions normales, n’y mettent pas les pieds.
Est-ce parce que la corrida a besoin d’une fête débridée que les pouvoirs publics tolèrent pendant la feria tout ce qu’ils répriment le reste de l’année : ivresse publique, tapage nocturne, rues transformées en poubelles et en urinoirs, agressivité, incivisme, alcool au volant ? »