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Anti corrida à Béziers, les dossiers du COLBACDOSSIER FERIA

PRESENTATION

Dans la 2ème moitié du 20ème siècle le milieu taurin, manquant de spectateurs, a imaginé d’organiser autour des arènes et aux frais des mairies, donc du contribuable, une grande fête municipale susceptible d’attirer la foule que la corrida était incapable de déplacer. C’est particulièrement net à Béziers où, faute de public, la mairie a cessé d’organiser en septembre 1995 les corridas dites « de vendanges ». En 1998, toujours faute de public il a fallu renoncer aux corridas de juillet. Et les années suivantes on a renoncé même aux novilladas de juin toujours faute de spectateurs. La corrida à Béziers est désormais limitée à la feria d’août seule capable de garnir les gradins des arènes. Selon les chiffres publiés chaque année par la mairie, la feria rassemble chaque soir entre deux et trois cent mille personnes. Sur ce nombre, une dizaine de milliers, donc une infime minorité, consent à assister aux corridas, présentées aux touristes comme le clou de la feria. C’est la feria qui est indispensable à la survie de la corrida et pas l’inverse.


On nous répète aussi que les corridas à Béziers sont l’affaire privée de l’entrepreneur Robert Margé et que la Mairie n’y investit pas un euro. Mensonge.

L’école taurine ne vit que de fonds publics. Le musée taurin est logé aux frais de la mairie. Les clubs taurins sont gorgés de fonds publics. L’affiche municipale annonçant chaque année la feria et placardée à grands frais dans tout le pays n’évoque que les corridas. C’est une publicité payée par les contribuables pour les corridas privées de R. Margé. Enfin sans cette énorme subvention publique qu’est la feria municipale, les corridas se dérouleraient devant des gradins déserts et auraient depuis longtemps disparu.
Enfin la relation psycho-sociologique entre feria et corrida est mal comprise par les observateurs. La feria se caractérise par son caractère orgiaque avec tous les excès que ce mot évoque. Tout ce qui est interdit en temps ordinaire (tapage nocturne, abus d’alcool, pisser et chier dans les rues, saleté, laisser-aller, vandalisme et même reprendre le volant à l’aube en état d’ivresse) tout cela est paradoxalement toléré, voire encouragé pendant la bacchanale de la feria.

Pourquoi un si coupable commerce de la défonce ? Parce que c’est parmi les amateurs de transgression qu’on peut espérer recruter des spectateurs pour la transgression suprême : celle qui consiste, aux arènes, à torturer des êtres vivants jusqu’à ce que mort s’ensuive.
D’autre part les sadiques amateurs de torture divertissement et de mort spectacle ont quelque mal à assumer cette passion perverse. Conformément aux lois de la psychologie de groupe, les amateurs de banderilles ont besoin, pour ne pas se sentir coupables, d’être entourés, appuyés, cautionnés par un vaste groupe d’autres pervers. Le climat de transgression hors des arènes facilite la transgression dans les arènes.
Pour toutes les raisons qui précèdent la feria est indispensable à la survie des corridas.