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QUEL AVENIR POUR  L’ESPRIT DU SUD  ?

Charte pour les libertés et la diversité des cultures

 

 

D'après la "Charte pour les libertés et la diversité des cultures", la corrida serait une valeur, un honneur pour l'humanité, et ne porterait pas atteinte aux droits de l'Homme, ni à ceux des animaux. A part quelques horreurs...

Ainsi écrivait André VIARD, natif du Gers, vivant actuellement dans les Landes. Matador dans sa jeunesse et actuellement journaliste taurin, il a publié quelques livres à la gloire de la corrida. S’efforçant d’être à l’avant-garde dans la défense de la tauromachie il a fondé et préside l’ONCT  (Observatoire National des Cultures Taurines). Découvrez ci-dessous ses dernières intrigues…

 

 

Le « mundillo » (c-à-d le petit monde de la corrida) est actuellement agité par les soubresauts de l’agonie. Comment prolonger cette mourante vie ? La dernière trouvaille d’André Viard est une pétition intitulée « Charte pour les libertés et la diversité des cultures ». La principale revendication de ce texte est l’inscription de la « culture taurine » à l’inventaire du patrimoine culturel immatériel de la France.

Convaincu que l’union fait la force, André Viard s’efforce de rassembler autour de sa charte-pétition le maximum de monde et d’abord l’ensemble des tauromachies (espagnoles, camarguaises, landaise, etc). Ensuite les chasseurs et les pêcheurs à qui on répète que le jour où la corrida sera interdite, la chasse et la pêche n’en auront plus pour longtemps. Et puis les éleveurs d’animaux car les éleveurs seraient menacés, paraît-il, par les « animalistes »(c-à-d les défenseurs des animaux).

De la charte à « l’esprit du Sud »
André Viard voudrait embrigader sous sa bannière tous les Méridionaux en les persuadant que à travers la corrida c’est toute la culture méridionale,  «l’ esprit du Sud » qui seraient menacés par les gens du Nord. Tâche bien difficile car elle oblige André Viard à inventer d’une part une culture propre à tout le Midi et à inventer d’autre part de prétendues persécutions du Nord contre le Sud.
Quelle culture commune existe-t-il en effet entre les bergers du mont Lozère, les rugbymen d’Agen et les ingénieurs qui à Toulouse construisent des avions ? « L’esprit du Sud » n’existe que dans l’imagination manœuvrière d’André Viard. Et où sont  les persécutions des Parisiens contre les pâtres de Provence, contre les viticulteurs languedociens, contre les avionneurs toulousains, contre le rugby et la pelote basque ? Elles n’existent que dans l’imagination perverse d’André Viard. Une mauvaise cause se défend par des arguments tordus.

La mise en scène biterroise du 06 mai 2017
Les amis locaux d’André Viard  ont appelé à un « grand rassemblement » samedi 06 mai 2017 à Béziers sous la bannière de l’ « Esprit du Sud » et pour la promotion de la charte-pétition. Les jours précédant ledit rassemblement, grand battage dans les médias et affiches sang et or sur les vitrines de Béziers. On allait voir ce qu’on allait voir. Eh bien nous avons vu.

L’échec du rassemblement à Béziers
Le samedi 06 mai, en milieu de journée, malgré un temps  ensoleillé, il y avait moins de cent personnes au grand rassemblement départemental. Si la manifestation s’était limitée aux habitants de Béziers elle aurait pu tenir dans une salle de bistrot car on voyait bien peu de biterrois et même bien peu d' héraultais. Certains participants venaient de très loin comme le Landais André Viard et l’Arlésien Guy Chaptal. On s’attendait à une forte présence des clubs taurins biterrois qui sont une vingtaine. Ils étaient à l’heure de l’apéritif bien peu représentés. On s’attendait à voir beaucoup d’écharpes tricolores les maires étant presque tous des partisans du milieu taurin. Or Robert Ménard était le seul maire présent. Diable ! La corrida a du souci à se faire.
Jean-Pierre Hortoland, ancien élu et ancien rugbyman depuis longtemps retiré des stades, a essayé de démontrer que corrida et rugby ont de forts liens de parenté culturels. Tiens donc ! Nous n’avions, nous autres, myopes que nous sommes, décelé rien de commun entre l’habit de lumières et le maillot de coton, entre le ballon ovale et les banderilles. J.P. Hortoland a oublié de nous apprendre qui porte des cornes dans une équipe de rugby.