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FIESTA CAMPERA: LES PETITS MASSACRES PRIVÉS

compte rendu fiesta campera de Bessan, corrida déguisée en massacre.

 

 

Dimanche 29 janvier 2017 a eu lieu à Bessan (près de Béziers) un rassemblement organisé par le COLBAC avec la participation de la FLAC et du Comité de soutien à la cause animale...

 

Avec la « fiesta campera »  programmée à Bessan dans la manade André Castella, beaucoup de personnes ont découvert une autre sorte de tauromachie dont elles ne soupçonnaient pas l’existence. En effet à côté des corridas organisées en grand tralala dans de grandes arènes il y a les innombrables séances d’entraînement des toreros pratiquées sans public ou avec un public très restreint au sein des élevages de taureaux.

 

POURQUOI SE MOBILISER CONTRE ELLES?

1- Les toreros, pour les besoins de leur entraînement, torturent et trucident plus d’animaux à l’intérieur des élevages que dans les arènes. Le saviez-vous ?

2- Dans ces séances d’entraînement l’absence du grand public, l’absence de journalistes et de caméras de T.V. facilitent toute sorte de dérives cruelles. Lors des corridas publiques, devant de nombreux spectateurs, les toreros ont tout intérêt à tuer vite et sans bavures afin d’être applaudis, d’obtenir des récompenses et afin d’avoir le lendemain dans les journaux des comptes rendus élogieux. En revanche, dans les séances d’entraînement et puisqu’il s’agit de s’entraîner, donc de répéter certains gestes, les toreros n’hésitent pas à multiplier les coups d’épée, les coups de descabellos et les coups de poignard donnés à la nuque entre 2 vertèbres. On plonge l’acier dans la chair, puis on extrait l’arme de la plaie et on recommence pour arriver au geste parfait. La tauromachie d’entraînement est donc plus cruelle que la corrida publique.

3-Le milieu taurin voudrait nous faire croire que la corrida est un art majeur, un spectacle raffiné, musical, une chorégraphie relevant de la haute culture. C’est pourquoi le milieu taurin a introduit la musique dans les arènes puis a développé le rôle de l’orchestre. On a multiplié les paillettes, les dorures et les fanfreluches sur les costumes des toreros devenus des « habits de lumière ». On a institué peu à peu un rituel complexe pour impressionner les naïfs. Or dans les séances d’entraînement des toreros, même quand elles prennent la forme d’une « fiesta campera » avec une poignée de spectateurs, il n’y a ni orchestre, ni costume de lumière, ni paseo, ni alguaziles, ni rituel. Dépouillée de tous les oripeaux habituels, la cruauté, le sadisme sont ici nus, sans masque, sans alibi de lumière. Le mobile qui pousse des gens vers de tels spectacles, ce n’est évidemment pas le goût de l’art, de la beauté, de la culture.

4- Enfin les animaux sur lesquels s’entraînent les toreros ne sont pas des taureaux de combat dignes de ce nom, bien bâtis, en bonne santé, bien armés. De tels taureaux coûteraient trop cher et seraient trop dangereux. Non, les pauvres bêtes sur lesquelles les tortionnaires se font la main sont des bêtes infirmes, malades ou tarées, invendables pour une corrida et cédées à bas prix aux toreros. Comme il n’est pas question que les « héros » prennent le moindre risque à l’entraînement, les cornes des suppliciés sont « afeitadas » c-à-d épointées à la scie. La corrida se prétend un spectacle héroïque où les hommes « se jouent la vie ». Rien de tel dans les séances privées d’entraînement. Les « fiestas camperas » sont tout le contraire d’un duel chevaleresque et à armes égales.

C’est contre toutes ces ignominies que nous sommes rassemblés aujourd’hui à Bessan, une commune où se déroulent beaucoup trop de tueries dissimulées derrière l’appellation anodine de « fêtes champêtres ».