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RENCONTRE AVEC LE MAIRE DE BÉZIERS

Robert Ménard, maire de Béziers refuse d'entendre les anti corridas

Lundi 19 octobre Robert MENARD a accordé audience à une délégation du COLBAC. Celle-ci lui a remis une pétition qui demande à la mairie d’organiser un débat public puis un référendum local pour que les Biterrois, jamais consultés, puissent enfin décider si la corrida doit ou non être abolie dans leur commune.

La pétition était couverte de 1114 signatures recueillies au stand du COLBAC  samedi 12 septembre pendant la foire annuelle aux associations. 1114 signatures en quelques heures, voilà qui en dit long sur l’envie des Biterrois d’être enfin consultés.

Nous avons fait observer au maire que les amateurs sincères de corrida  sont très minoritaires à Béziers. Même pendant la feria d’août qui attire à Béziers de nombreux touristes, aucune corrida ne parvient à remplir les arènes. Quand les clubs taurins se risquent à organiser un spectacle taurin hors feria il se déroule devant des gradins vides. Ainsi pour leur corrida du dimanche 18 octobre les clubs taurins n’ont réussi à vendre qu’un peu plus de deux cents billets d’entrée… dans une arène de 13.000 places !!! N’est-ce pas la preuve que les Biterrois rejettent la tauromachie ?

Robert MENARD a répondu que même s’il était hostile aux courses de taureaux, il ne les interdirait pas car il tient aux traditions qui constituent l’identité culturelle de la commune. Nous avons répondu que nous ne demandons pas une interdiction mais un référendum, ce qui est très différent. D’autre part la corrida, naguère importée d’Espagne en contrebande, n’est ni une invention biterroise ni une singularité qui n’existerait qu’à Béziers, ni même une passion biterroise : seule une petite poignée de Biterrois fréquentent les corridas. Tout cela interdit de prétendre que la « fiesta brava » ferait partie de l’identité communale. Plus nombreux que les amateurs de corrida sont à Béziers les amateurs de ski. Le ski est-il pour autant une composante de la culture locale ? Un nombre croissant de Biterroises portent le voile islamique. Robert Ménard en conclut-il que ce voile est partie intégrante de l’identité communale ?

Le maire a maintenu obstinément, sans pouvoir le justifier, son refus de tout débat public et de tout référendum. Le milieu taurin, surabondamment représenté au conseil municipal, a visiblement beaucoup d’influence sur le maire. Ce lobby impose consciemment, délibérément, la dictature d’une petite minorité mafieuse à la grande majorité de la population. Or dans toute dictature, la rébellion est pour les citoyens un droit et même un devoir. En refusant l’issue pacifique et démocratique que nous proposons à un vieil affrontement, le lobby taurin rend inévitable une radicalisation du conflit et il sera responsable des événements regrettables qui pourraient se produire. Déjà de plus en plus nombreux des gens acceptent de risquer leur vie en sautant dans l’arène pour dénoncer la tauromachie et secouer les consciences. Des Biterrois sont prêts à une grève de la faim pour arracher débat public et référendum.

 

Une assemblée générale extraordinaire du COLBAC aura lieu

à Béziers  maison de la vie associative   samedi 07 novembre à 17 h.

Elle examinera l’attitude de la mairie et décidera un plan d’action.