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BOUJAN NE VEUT PLUS ÊTRE UNE VILLE DE SANG

BOUJAN, dans l'Hérault, est devenue une ville de sangA Boujan, en septembre 2014, pour la première fois dans l’histoire de la commune, est programmée une corrida de toros avec taureaux adultes et matador ayant terminé son apprentissage. Jusqu’à cette date, Boujan n’avait organisé que des spectacles taurins mineurs et généralement sans mise à mort.
Quelle mouche a donc piqué la nouvelle équipe municipale ?

 

La tauromachie a déjà coûté une vie humaine à Boujan : un spectateur tué. Combien de morts faudra-t-il pour que la civilisation l’emporte enfin sur la barbarie ?
Pourquoi vouloir à toute force faire entretuer des hommes et des bêtes, des scènes de torture, des  mises à mort à l’épée et au poignard, de longues agonies que le maire qualifie lui-même « d’insoutenables », dans une commune qui s’en est si bien passée pendant longtemps ?

 


Béziers n’a jamais réussi à rentabiliser, hors feria, la moindre corrida de toros. Béziers n’a même pas réussi à rentabiliser les novilladas organisées autrefois en juin. Aucune ville taurine ne parvient à équilibrer le budget d’une corrida de toros en dehors d’une feria. Seule une feria est en effet capable d’attirer du monde aux arènes. Ce qui est impossible à Béziers, à Arles, à Nîmes, comment pourrait-on le réussir à Boujan  en septembre?

Ce sont les contribuables boujanais qui financeront le déficit.


Les contribuables accepteront-ils de financer un divertissement sanguinaire et meurtrier que la plupart d’entre eux détestent ? En cette période de crise financière et économique où l’argent public manque pour les œuvres de vie, doit-on gaspiller nos impôts pour des œuvres de mort ?
La corrida programmée en septembre avec des taureaux de dernière catégorie et pour tout matador un débutant en mal de contrats ne peut rien apporter aux amateurs de tauromachie. Si aucun accident grave ne vient assombrir la fiesta, ce sera seulement un  spectacle à oublier.  La mairie peut-elle en espérer autre chose que honte et déshonneur ?
Depuis le 04 juillet 2014 le COLBAC essaie en vain d’obtenir une rencontre avec la Mairie. Nos demandes d’audience se heurtent chaque fois à un silence obstiné et méprisant de la Mairie. L’équipe municipale, qui entretient des relations complices avec les tortionnaires et les tueurs du mundillo refuse tout contact avec les associations civilisées. Les élus de Boujan se comportent en représentants d’une mafia. Ils ne sont pas des représentants du peuple. Espèrent-ils que les gens civilisés et les démocrates vont se soumettre à la dictature des barbares ?

Le COLBAC appelle à l’insurrection des consciences.

COLBAC  (Comité de liaison biterrois pour l’abolition de la corrida)
Maison de la vie associative rue Général Margueritte 34500 Béziers  tél : 04 67 76 28 56