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NOUVELLES BRḔVES

Le déclin de la corrida, colbac anti corrida Béziers

La corrida ne va pas bien... pas bien du tout. L'abîme est à portée de l'enclume...
L'art du meurtre sanglant dégringole inexorablement dans l'opinion.
Seuls les organisateurs de corridas et quelques politiques, dont ceux bien placés au gouvernement, nient l'évidence, pourtant, la corrida, combinaison de mort spectacle, de cruautés et de maltraitances faites aux enfants, décline du côté où elle coule, le constat officiel est sans appel.

Dégringolade
En 2012 en France la tauromachie a subi un nouveau recul. 46 arènes françaises ont organisé des corridas en 2012 contre 52 en 2011. La plupart de ces 46 arènes n’ont proposé qu’un seul spectacle au cours de l’année. La pub taurine prétend que les Méridionaux sont friands de tauromachie. Si c’était vrai, les arènes de Lunel et Mauguio (Hérault) de Méjanes (Camargue), de Millas (P.O.), de Rieumes (Haute-Garonne), de Saint-Gilles, de Vauvert, de Vergèze (Gard), de Tarascon (Bouches-du-Rhône) se limiteraient-elles à une seule course de taureaux par an ? Si on additionne le nombre des corridas de toros (avec taureaux adultes), le nombre des novilladas piquées (avec taurillons ayant moins de 4 ans), le nombre des corridas équestres et le nombre des festivals taurins (où les matadors toréent des taurillons sans percevoir de rétribution) on obtient en 2012 en France un total de 125 spectacles contre 134 en 2011. Le déclin de la corrida est beaucoup plus grand en Espagne qu’en France.

On comprend que le milieu taurin ait le moral dans les chaussettes.

Moral en berne
Nous ne résistons pas au plaisir de citer quelques extraits de la revue taurine « Toros » (éditorial d’avril 2012) : « Personne ne sait plus vraiment comment la corrida va pouvoir se sortir de la grave crise que les circonstances actuelles lui font traverser. A moins qu’un beau jour sans crier gare la bulle n’éclate brusquement nous laissant tous assis par terre la tête dans les mains. Il serait vain de nier l’existence de cette crise. Elle est dans toutes les bouches. Il s’agit d’une des plus difficiles que l’histoire taurine ait eu à régler… Il est clair qu’il n’y a plus d’argent pour les toros et encore moins d’argent public. Et sans argent, aujourd’hui comme hier, il n’y a pas de corridas...On reste stupéfait de l’inconscience du monde taurin face à la crise qui le traverse. » Fin de citation. Réjouissant, n’est-ce pas ?

Défections
Quand un navire fait naufrage et que l’eau s’engouffre dans la cale, les rats ont coutume de quitter précipitamment le bateau. C’est ainsi que le quotidien « Libération », ayant senti le vent tourner, a décidé de prendre des distances avec le monde taurin. En 1987 le chroniqueur taurin Jacques Durand avait été prié de tenir une rubrique d’une page dans ce journal : chaque jeudi pendant la saison taurine et une fois par mois pendant la morte saison. En mai 2012 « Libération » a décidé de mettre fin à sa page tauromachie. Ce n’est pas la qualité de ses articles qui est en cause, estime Jacques Durand, mais l’objet de son travail : la tauromachie. La décision de « Libération » est « dans la continuité des luttes contre la corrida qui s’observent par ailleurs » assure le journaliste.

Fêtes votives et ferias

« Alcool, violences : les fêtes votives menacées » titre le Midi Libre du 08/12/12 édition du Gard. Rien que durant l’été 2012 dans les fêtes votives du Gard ont été recensés 51 bagarres, 35 blessés, 26 arrestations. 6.300 contrôles d’alcoolémie ont permis d’épingler 428 conducteurs d’autos en infraction. Les fêtards, excités par l’alcool et l’ambiance et souvent armés, s’en prennent même aux forces de l’ordre. 2 gendarmes ont été blessés en 2012. Le préfet du Gard envisage donc de réduire ces festivités dangereuses. Protestations des maires qui exigent le respect des traditions. Le préfet demande s’il faut tolérer, au nom des traditions, que des affrontements à l’arme blanche se banalisent, que des jeunes de 12 ans se saoulent dès le début de la fête, tombent en coma éthylique et soient trouvés gisant dans leur vomi. Remarquons que le préfet ne menace que les fêtes votives.

Les ferias taurines où l’abus d’alcool et les violences sont pourtant bien plus considérables ne sont pas, elles, menacées par le préfet.

La mafia taurine est une fois de plus sous la protection de la république.