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LA CRISE DE LA TAUROMACHIE

LA CRISE DE LA TAUROMACHIE S’AGGRAVE BRUSQUEMENT

le déclin de la corrida. Informations du COLBAC, association anti corrida

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Chute du nombre des spectateurs et du nombre des corridas, affrontements inédits dans le milieu taurin pour le partage d’un gâteau rétréci, la saison taurine 2012 a débuté avec des soubresauts d’agonie.

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La crise économique qui réduit le pouvoir d’achat des amateurs de corridas et le discrédit croissant de la tauromachie se onjuguent pour éroder le nombre des spectateurs. A Béziers depuis de longues années pas une seule corrida n’a totalement rempli les gradins. La corrida de clôture des ferias biterroises est toujours une miurada (corrida de taureaux achetés au célèbre éleveur Miura). Entre 2008 et 2012 cette miurada a perdu 2.500 entrées. A Nîmes, en 2011, la corrida du jeudi de Pentecôte n’a enregistré que 5.500 entrées. L’arène était donc à moitié vide et l’organisateur a perdu de l’argent. Pourtant étaient programmés 2 matadors vedettes (Castella et El Juli) qui naguère remplissaient à eux deux n’importe quelle arène.
Confrontée à l’effondrement du nombre des spectateurs, Bayonne, la plus ancienne ville taurine de France, qui a organisé 7 corridas en 2011 n’en programme que 4 en 2012.


RENTABILITE EN BERNE
« Les grandes arènes ne gagnent plus d’argent. Quand on équilibre les comptes, on est content » déclare Robert Margé dans le Midi libre du 26/10/11. Quand le chiffre d’affaires chute, une entreprise réduit ses frais, y compris ses frais salariaux et en l’occurrence, les rémunérations versées aux toreros. Les directeurs d’arènes essaient donc de faire payer la crise aux toreros, notamment aux plus célèbres qui sont aussi les mieux payés et les plus gourmands. Il se murmure que les « figuras » (matadors vedettes) perçoivent au moins cent mille euros pour affronter 2 taureaux. José Tomas, le matador le plus réputé et le plus cher du
monde exigerait, dit-on, trois cent mille euros. Comme il faut 3 matadors pour massacrer les 6 taureaux d’une corrida, faites l’addition. Et les prétentions des toreros ont augmenté, assure Robert Margé, parfois du simple au double ces dernières années sans tenir compte de la crise.
Pour obliger les matadors à réduire leurs exigences, les 7 arènes françaises de 1ère catégorie (Nîmes, Arles, Béziers, Vic-Fezensac, Dax, Mont-de-Marsan et Bayonne) se sont liguées en un G7.
Mais les matadors vedettes ne veulent pas payer la crise : « C’est nous qui nous mettons devant les taureaux. » Et dix « figuras du toreo » se sont à leur tour liguées en un G10 pour maintenir leurs cachets.

G7 CONTRE G10
Dans un bras de fer, pendant un temps, nul ne cède. C’est pourquoi la feria de Pâques 2012 à Arles vient de se dérouler sans aucune star de la tauromachie. Même la Pentecôte nîmoise, la plus grande feria de France, qui met à l’affiche, d’habitude, les plus grands noms du toreo, a eu lieu en 2012 avec un nombre extrêmement réduit de vedettes. Or ce sont les stars qui attirent la foule. En leur absence, les corridas se déroulent devant des gradins dégarnis. En se privant des matadors vedettes, les organisateurs réduisent leurs frais mais aussi leurs recettes. C’est la spirale du déclin.


Nous ferons le bilan de la crise actuelle en fin d’année.