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FLAGRANT DELIT

Journal Midi Libre enflagrant délit de mensonge, le 25 septembre 2011 pour aider la corridaLa plupart des organes de presse et notamment les quotidiens méridionaux, dans leurs rubriques taurines, font moins d’information que de propagande. Non seulement ils présentent la corrida comme un spectacle hautement culturel, sublime, héroïque, artistique,  philosophique mais ils font passer les Méridionaux pour des mordus de tauromachie.

Nous venons de prendre un grand quotidien méridional, Midi Libre, en flagrant délit de mensonge pur et simple lorsqu'il affirme que 8000 spectateurs étaient présents le 24 septembre 2011 dans les arènes lors de la corrida organisée sans feria. Car même "s'ils  partirent" allègrement,  aidés en cela par un prompt renfort médiatique, les aficionados ne "se virent" que 3000 en arrivant à la criée du port.


 

LA  CORRIDA  BITERROISE  DU  24  SEPTEMBRE 
La corrida programmée pour la feria de Béziers le 14 août 2011 a été annulée pour cause de pluie, puis reportée au samedi 24 septembre. Ce jour-là, exceptionnellement, une corrida avait donc lieu sans feria autour d’elle. Combien de personnes ce spectacle allait-il réunir ?
Postés aux différentes portes de l’arène des militants du COLBAC ont compté un par un les spectateurs qui entraient. Au total ils étaient à peine plus de trois mille. Et non plus de 8.000 comme le Midi libre a osé l’écrire sans pudeur le lendemain. L’ amphithéâtre offrant 13.000 places, les gradins n’étaient donc occupés qu’à 25%.

Ayant constaté les faits dans l'édition papier de ce journal, le COLBAC a adressé un courrier au quotidien régional « Le Midi libre » :

A M. Patrick NAPPEZ
Chef d’agence du Midi libre Béziers

Monsieur

Dans son édition d’hier dimanche 25/09/11 Midi libre écrivait que plus de huit mille spectateurs ont assisté à la corrida biterroise du 24 septembre dernier. Or comme vous avez pu l’apprendre par le communiqué de presse que nous vous avons adressé hier , des militants du COLBAC, postés à chaque porte de l’arène, ont compté un par un tous ceux qui sont entrés dans le bâtiment depuis l’ouverture des grilles au public jusqu’à leur fermeture. Au total il n’y a eu ce jour-là dans l’arène de Béziers qu’un peu plus de trois mille entrées. Par conséquent 25% des places seulement ont été occupées.

Si avec des taureaux de Margé (qui sont loin d’avoir le prestige des Victorino Martin, des Palha ou même des Juan Pedro Domecq) et avec des matadors de dernière catégorie (dont l’un est même un simple novillero) si avec une affiche aussi peu attractive il est possible de rassembler à Béziers plus de 8.000 spectateurs, on se demande pourquoi Robert Margé a renoncé à organiser la moindre corrida hors feria. Je vous rappelle en effet que jusqu’en 1994 Il y eut à Béziers chaque année des corridas de vendanges en septembre. Jusqu’en 1997 il y eut chaque année à Béziers des corridas en juillet. R. Margé a essayé des novilladas en juin. Mais même les novilladas, pourtant faciles à rentabiliser, se sont soldées par un échec financier. C’est faute de spectateurs et pour ne plus perdre d’argent que R. Margé a renoncé à tout spectacle hors feria.

Très attaché à la liberté de la presse (liberté qui reste à conquérir) je reconnais à un journal le droit de soutenir la tauromachie aussi ardemment que je la combats. Que Midi libre juge « belle » une corrida où 2 oreilles seulement ont été coupées et qu’il consacre 2 pages entières (sans compter un placard à la une) à exalter ce spectacle, c’est le droit absolu du Midi libre. Mais falsifier la réalité en falsifiant délibérément des chiffres, c’est contraire à la déontologie journalistique et un journal qui agit ainsi se discrédite. Sur ce point je suis certain que nous serons d’accord. C’est pourquoi j’attends du Midi libre qu’il publie un correctif et dans cette attente je vous prie d’agréer, Monsieur, l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

Pour le COLBAC
Robert CLAVIJO, président