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Nouvelles brèves, juillet 2011

Corrida, le lien de torture qui étrangle les peuplesDans le présent bulletin médical, nous publions un scanner de la corrida et de ses métastases. Sa santé est déclinante, tout comme les infections qu'elle continue de propager au sein de l'appareil respiratoire français. Mais la corrida, endémie tarée venue de l'Espagne, continue encore de torturer malgré la désaffection (désinfection par le vide) des arènes.
N'oubliez pas les manifestations anti corrida de 13 août 2011.


Déclin
En Espagne le nombre des corridas de toros, entre 2000 et 2010 est passé de 900 à 611 soit un recul de 32 % en 10 ans. Olé ! En France le déclin de la corrida est sensible depuis le milieu du 20ème siècle (Voir le bulletin du COLBAC de janvier 2011). S’y ajoutent des indices tout récents. D’après le Midi libre du 15 juin dernier faisant le bilan de la feria de Pentecôte 2011 à Nîmes, les commerçants notent unanimement une baisse de fréquentation et une chute de leurs ventes. L’équipe municipale en charge du nettoyage a collecté pendant la feria 2011 25 à 30% de déchets de moins que pendant la feria de Pentecôte 2010. Et Béziers ? Le Midi libre du 28 mai dernier écrit que la feria biterroise d’août 2011 « tentera d’endiguer la baisse de fréquentation ». En effet en août 2010 les arènes biterroises ont accueilli quatre mille spectateurs de moins qu’en 2009. Et depuis de longues années pas une seule corrida à Béziers n’a totalement rempli les gradins.

Tapage nocturne et feria
Parmi les nombreuses perversions qui caractérisent les ferias une des plus sensibles est la guerre de décibels que se livrent casitas, bars et bodegas. Chaque établissement choisit des musiques joyeuses, rythmées et entraînantes pour séduire et attirer la clientèle. Chaque établissement monte le son pour couvrir la musique des concurrents voisins. D’où une assourdissante cacophonie sur les allées Paul Riquet, l’avenue Saint-Saëns et autres artères envahies par la feria. Rappelons qu’à 85 décibels est atteint le seuil de risque, à 90 décibels le seuil de danger et à 120 décibels le seuil de douleur. Rappelons aussi que le tapage est légalement interdit même le jour et a fortiori la nuit, chacun ayant droit au sommeil nocturne. Mais une feria est une zone de non droit.  Sa raison d’être est de favoriser les comportements déviants : abus d’alcool, tapage nocturne, saletés, violences, etc . Organisatrices des ferias les mairies taurines attirent des hordes de malappris mal dans leur peau en leur offrant de « se défoncer » sans retenue ni sanction. C’est dans cette multitude assoiffée d’alcool, de dérapages et de violence que le milieu taurin espère trouver des clients  pour remplir les gradins des corridas. En France les ferias ont été inventées pour attirer les foules sans lesquelles les gradins des corridas resteraient vides. Mais Les Biterrois, les Nîmois, les Arlésiens protestent de plus en plus contre les nuisances dont ils sont victimes pendant les ferias. La mairie de Nîmes   commence à réagir. Pendant la feria des vendanges en septembre 2010, des agents municipaux, sonomètres en main, ont parcouru les rues en fête, distribuant des avertissements et parfois des amendes de plus de mille euros. Un arrêté municipal du 30 mai 2011 interdit même « toute sonorisation sur le domaine public ». En vain. A Nîmes comme à Béziers on peut parier que le laxisme continuera. Car sans laxisme, pas de feria et sans feria pas de corrida.

Au conseil régional
Avec 4 autres associations du Languedoc-Roussillon le COLBAC a écrit individuellement à tous les élus du conseil régional ( majorité et opposition) pour leur demander quelles subventions la région a versé l’an dernier et cette année à la tauromachie. Pas un seul conseiller régional n’a accepté de répondre à cette question, alors que la transparence financière est le premier devoir de tous ceux qui manient des fonds publics. Refusant tout dialogue et tout contact avec les anticorrida le conseil régional vient en revanche « de réaffirmer son engagement en faveur des acteurs de la chasse en Languedoc-Roussillon par la signature d’une convention pluriannuelle d’objectifs avec la fédération régionale des chasseurs ».