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ARGENT Y €ORRIDA

L'argent des corridas, maguouilles et opacités volontairesLa orrida, la sub-culture supra-mortifère, perd ses tenants mais elle tente de conserver ses aboutissants. Par tous les moyens. À la limite de l'exsangue, en 2011 la tauromafia continuera de violer les caisses de la République et celles de l'Europe avec la complicité des abusant, c'est à dire, le Gouvernement, les Élus et les Parlements.
Subventions européennes
Depuis très longtemps l’Union européenne subventionne les éleveurs de bovins mâles. Les principaux bénéficiaires de cette subvention ne sont pas les producteurs de viande ou de lait qui élèvent surtout des femelles mais ceux qui  élèvent des mâles pour la tauromachie. Depuis toujours les anticorridas dénoncent ce soutien financier de l’Europe aux corridas. Pétitions et démarches diverses sont jusqu’ici restées sans effet. L’an dernier des députés écologistes ont obtenu un vote du parlement européen sur une proposition qui privait de subventions (72 millions d’euros) les éleveurs de taureaux de combat. Par 31 voix d’écart le parlement européen a rejeté cette proposition. La corrida ne manque pas de complices dans les institutions européennes où les pays taurins (Espagne, France, Portugal) ne sont pourtant que 3 sur 27.

Que gagne un  torero ?
Chut ! C’est un secret bien gardé. C’est la bouteille à l’encre. C’est l’omerta. Il y a quelques années le syndicat des toreros français tenait une conférence de presse pour exiger des contrats d’embauche en bonne et due forme, mentionnant la somme due par l’employeur à l’employé. Le grand public découvrait ainsi que parfois (souvent ?) des responsables d’arènes engagent des toreros par accord purement verbal, sans le moindre contrat écrit et signé. Dans ce cas si l’employeur ne tient pas ses promesses, notamment en matière de rémunération, la victime n’a aucun moyen de faire condamner le coupable par un tribunal. Sur le gain des toreros on ne sait donc rien de sûr et même les journalistes taurins les mieux informés admettent leur ignorance. Méfiez-vous donc de ce que vous lisez sur ce point dans les journaux : les rumeurs qu’ils publient sont incontrôlables et d’ailleurs contradictoires. Ainsi selon le Midi libre citant Simon Casas le « minimum syndical » accordé pour une corrida à un matador de toros serait de douze mille euros. Sur cette somme le matador donnerait 15% à son apoderado (directeur de carrière qui cherche et négocie les contrats) et doit rémunérer ses subalternes (2 picadors, 3 peones et un valet d’épée). Mais l’éditorialiste de la revue « Toros » dans son numéro du 30/07/10 assurait détenir une fiche de paie d’un matador assez renommé engagé pour une corrida en France en 2005. Sur ce document le salaire brut n’était que de 690 euros. Qui croire ? Selon certaines rumeurs Julio Aparicio exigerait 180.000 euros pour une corrida et José Tomas 300.000. Mais les exigences d’un matador  varient, paraît-il, avec l’importance de l’arène. Les flux financiers en matière taurine sont d’une remarquable opacité. Comment le fisc fait-il dans ce brouillard pour prélever ce qui lui est dû ?